Et je vous signale que, parmi nos protégés, nous avons aussi des marginaux parfois violents qui nous prennent beaucoup de temps et d'énergie. » De plus en plus, le juge des tutelles est ainsi saisi par les services sociaux de demandes de protection pour des jeunes à la dérive, des toxicomanes, des marginaux qui ont perdu pied dans la société. « Il joue bien souvent malgré lui le rôle de voiture-balai qui récupère les accidentés de la vie sans bien savoir quoi en faire », estime Frédéric Arbellot, aujourd'hui magistrat à la Cour de cassation (1). Lorsqu'il était juge des tutelles en Corrèze, il gérait 1 200 dossiers de majeurs protégés, auxquels il ne pouvait consacrer que 20 % de son temps. En équivalent temps plein, on ne dénombre ainsi que 80 juges pour s'occuper de 600 000 dossiers ! ECEURANT. !!!
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